Ça y est, les vacances de fin d’années sont passées, on a repris les séances. C’est jamais trop l’urgence ein, y a pas l’feu au lac.

Bref, cette semaine j’ai eu une séance de Conseil Municipal ainsi qu’une séance de commission.

Petit point technologique

Bon, alors, la visio… Je vais pas m’éterniser dessus, déjà parce que je sais que beaucoup de personnes ne sont pas à l’aise avec le numérique en général, et ensuite parce que ça nécessiterait un article complet, voir mieux une formation, mais s’il-vous-plaît, lors de toutes vos réunions à distance, pensez à couper vos micros lorsque vous ne parlez pas. Il n’y a rien de plus insupportable que de vous entendre tapoter sur votre clavier ou déménager votre appartement. Essayez de trouver où se trouve le bouton pour activer et désactiver le micro, voir un raccourcis clavier s’il existe car c’est plus simple et plus rapide, et utilisez le.
Et dans le cas où vous êtes la personne responsable de la modération, n’ayez pas de scrupules à couper les micros bruyants, tout le monde vous remerciera et avec un petit message préventif au début de la réunion, personne ne vous en voudra.

Merci d’avance et bonnes visioconférences.

L’Auberge communale

Pour faire simple, le patron de l’Auberge communale s’est vu retirer son autorisation d’exploiter par le DSES à cause de cotisations sociales non payées.

Il y a ici deux problématiques, la première et principale, la question sociale. Les employé·e·s de l’auberge n’ont pas eu leurs cotisations sociales payées, ce qui les met en situation délicate envers l’état.
La seconde, la temporalité. La Commune n’aimerait pas faire trainer des procès avant de pouvoir récupérer l’auberge et essaie donc de trouver une solution pouvant être mise en place rapidement.

La solution proposée est que la Commune paie les cotisations sociales non payées par la direction de l’auberge et qu’elle rachète le mobilier restant. Grâce à cette solution, nous coûtant quand même plus de 200 000 CHF, nous pourrions lancer des démarches pour retrouver un gérant ce printemps et donc relancer l’activité pour le début de l’été, en espérant que la pandémie le permettra.

J’ai toujours de la peine avec l’idée de sauver un patron, ou du moins s’arranger pour éponger ses dettes, alors qu’il a fait n’importe quoi, au détriment de ses employé·e·s et de la loi. Je suis profondément dérangé avec la solution de payer pour cette “erreur”.
Malgré cela, je pense, et apparemment tout le CM aussi, que cette solution est préférable à un long passage en justice. C’est pourquoi nous avons accepté de payer pour pouvoir recommencer à exploiter rapidement ce lieu meyrinois.

J’aurai la chance de pouvoir revenir sur le sujet lors de la prochaine réunion de la commission Administration générale jeudi 11 février.

Soutien à Artsakh en Arménie

Peu de discussions sur cette délibération qui propose de soutenir l’Union arménienne de Suisse à hauteur de 25 000 CHF, dans le but de pouvoir aider les populations touchées par la guerre entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

Suite à quelques dons à des associations jugées comme mal investi, il y a uniquement eu des questions sur la confiance que nous pouvions accorder à l'Union arménienne de Suisse. Ayant été rassuré par certain·e·s des instigateurs de la délibération, nous avons accepté de leur apporter notre soutien et nous espérons que la population sera rapidement à l’abri.

De la fleur au miel

L’UDC nous propose ici une résolution ayant pour but de sensibiliser la population meyrinoise à la sauvegarde de la biodiversité par le biais d’un projet d’apiculture didactique.

Malheureusement le projet qui a été mis en avant par l’UDC, proposé par l’association Beesafe, semble être plus un projet à vocation lucrative, bien que cela ne soit pas forcément un problème.

En gros, je suis pour un projet didactique basé sur de l’apiculture mais contre des ruches supplémentaires et une exclusion des apiculteurs et apicultrices locales ainsi que de la population meyrinoise.
Pour plus de précisions, vous pouvez lire ma prise de position officielle.

Ma prise de position

Mes camarades et moi sommes fortement engagés pour une protection de la biodiversité et de la vie sur notre belle planète,c’est pourquoi nous avons dû creuser quelque peu la question pour cette résolution. Bien qu’alléchante au premier abord, cette proposition de collaboration avec l’association nous semble soulever deux interrogations. La première, d’ordre environnemental, est l’impact sur la biodiversité de l’installation de ruches dans des milieux urbanisés. Sachant que la commune dispose déjà de 53 colonies d’abeilles domestiques recensées par le SCAV, soit plus de 5 ruches par kilomètre carré, et que la quantité d’animaux sauvages a dramatiquement diminué ces dernières décennies, au profit des animaux d’élevage et des humains, il nous paraît important de questionner un projet qui prévoit de rajouter 27 nouvelles colonies sur trois années. La seconde est financière. Il nous semble manquer des informations quant aux produits financiers du projet. Le projet propose que nous payions pour le matériel, pour les salaires ainsi qu’une subvention pour l’association. Tout cela en prenant en compte le fait qu’après trois années d’exploitation, nous n’aurons plus accès aux ruches mises en place pour l’occasions, ou alors avec des contraintes peu réjouissantes. Ainsi le montant investi pour faire de l’initiation à l’apiculture semble démesuré.

C’est pourquoi, en ayant bien compris que la résolution n’est pas liée à l’offre proposée par l’association Beesafe et malgré ma première partie, nous allons soutenir cette résolution. Mais, nous encourageons le Conseil Administratif à se diriger vers un projet incluant les apiculteurs et apicultrices meyrinoises ce qui permettra de les encourager dans leur démarche, de minimiser l’impact sur la faune sauvage, de renseigner la population sur les problématiques de biodiversité et d’éthique ainsi que de démontrer une véritable mise en avant des compétences de nos concitoyens et concitoyennes qui seront, j’en suis convaincu, enchantées à l’idée de pouvoir partager leurs connaissances. Il serait également intéressant d’inclure la population meyrinoise dans l’élaboration du projet ainsi que d’envisager la possibilité de s’intéresser aux insectes pollinisateurs, ou non, indigènes et dans leur environnement naturel.

Nous nous réjouissons de pouvoir accepter la proposition que le Conseil Administratif nous fera dans les prochains mois.

J’ai hâte de voir ce que le CA va nous proposer, en espérant que ça satisfera mes attentes.

Le photovoltaïque du mal

Nous avons également eu une motion demandant l’installation d’un carport, un abri voiture avec panneaux solaires photovoltaïques, sur le parking de la piscine des Vergers. Même si la démarche part d’une bonne intention, ce genre de projet se doit d’être fait dans une globalité. Nous devons étudier quels seraient les meilleurs endroits où positionner ce genre d’installation solaire. Il nous faut également vérifier que l’empreinte de cette installation ne serait pas plus élevée que la production d’électricité suisse qui est déjà en grande partie décarbonée.

Bref, c’est un sujet important à étudier en commission et pas à voter sans étude lors d’une simple séance de conseil municipal.

Mise à disposition de produits d’hygiène menstruelle

Cette motion vise à rendre disponible, dans les toilettes des bâtiments communaux ainsi que dans les écoles, des produits d’hygiène menstruelle, librement et gratuitement.

Évidemment, le projet s’est heurté aux usuels arguments conservateurs, tant d’hommes que de femmes, comme quoi les employées de la commune risquaient de se servir et que ça n’avait pas sa place dans des établissements scolaires, mais au final c’est passé.

J’ai failli proposer d’étendre cette motion à tous les produits nécessaires à la vie, à savoir la nourriture, les vêtements, les soins, le logement, etc., mais je pense que le CM n’est pas prêt à aller aussi loin pour le moment.

Le crédit d’étude

Si vous suivez un peu la politique meyrinoise, vous savez que nous avons récemment refusé un crédit d’étude pour la rénovation du TFM et ainsi profiter des travaux pour Cœur de Cité. Il se trouve que le TFM a prévu de continuer à fonctionner, si la pandémie actuelle le lui permet, il est donc nécessaire de savoir quelles seront les contraintes auxquelles l’équipe technique et les artistes seront exposé·e·s.

Pour cela, il faut faire intervenir des professionnels. Le CA a demandé l’ouverture d’un crédit d’étude pour cela. Certains partis, l’UDC et le PLR pour ne pas les citer, pensent que vu que nous venons de refuser la rénovation du TFM, nous ne devons pas reproposer un crédit d’étude lié au même bâtiment. Ils nous proposent donc de ne pas étudier les options et d’improviser le moment venu.

Je ne sais pas trop ce que ça va donner, nous attendons une décision légale pour savoir si ce crédit d’étude peut ou non être demandé, ce qui est certain c’est que sans lui, toutes les personnes travaillant dans le bâtiment risquent fortement d’être impactées par les travaux.

Un bel exemple de la stupidité politique à laquelle nous sommes en permanence exposé·e·s dans notre jolie démocratie…

Conclusion

J’ai l’impression qu’il y a une énorme perte de temps avec ce système d’élus miliciens bénévoles, je n’ai pas encore réussi à bien mettre des mots sur ce qui me dérange, mais j’y travaille.

Bonne suite et à la prochaine.